Ma Provence

Retour à la page d'accueil | Accueil
Contacter l'auteur du site | Contact
Visitez ce lien | Sources

Textes et poèmes autour de la Provence

“Il n'y a pas qu'un écrivain provençal pour décrire la Provence,
La Provence pourrait être décrite par tout le monde étant donné que les gens Qui habitent ici sont semblables aux gens qui habitent ailleurs,
Et quand Shakespeare décrit les passions dans ses drames, Il décrit les passions provençales”

Citation de Jean Giono, un écrivain provençal.

 

"Alors dans cet endroit magique au coeur de la Provence,
lorsque le soleil monte au zénith
pour chauffer à blanc les pierrailles
le ciel bleuté se change en plomb, puis l'alchimie céleste
poudre d'or la garrigue. "


Brigitte Lacombe
à propos du Beausset dans son roman
"L'aigo boulido, l'histoire d'une famille provençale entre Ollioules et Le Beausset" 

 

La Provence,
C'est l'immédiate griserie de tous les sens,
L'air monte à la tête, chargé des fragrances aromatiques
du romarin, du thym et de la lavande,
Le soleil, énorme, éclatant, rayonne avec tant de force
qu'il semble vibrer.
Les vents, des douces brises à l'impitoyable mistral,
apportent la fraîcheur et purifient l'air
Et le chant des des cigales résonne encore
longtemps après qu'elle se sont tues.
La Provence est une contrée au-delà
des normes et du temps,
un pays de rêve.
La lumière y est telle que nulle part ailleurs : intense et pure
Peu d'endroits atteignent ainsi la perfection.

Pierre Deux
''L'art de vivre en Provence''

 

Tu es là depuis les temps séculaires
A compter avec sérénité les millénaires
Avec amour, tenacité et combien de sagesse
Tu as su garder cette éternelle jeunesse
L'été à la cigale, tu prêtes ton tronc rugueux
Pour chanter les grands, pour chanter les gueux
L'hiver tu laisses faire le merle moqueur
Se gaver de ton fruit et chanter son bonheur
Au vent dans un bruissement de mer enchantée
Tu offres ta vague de poisson argentés
Et à l'homme dans une même communion
Tu racontes l'histoire de ses générations
Symbole de Paix et l'Espérance
Tu es le chantre de ma Provence
Au bout de ta restanque, Comment pourrai-je t'oublier
Tu es moi,
Tu es toi
Tu es l'Olivier

Marcel Dalmas 1983

Merci à Monsieur Dalmas de m'avoir gentiment autorisé
à la publication de son poème sur ce site
et à Alain PERALES pour sa photographie sur l'olivier,
Vous pouvez visitez son site ICI

 

C'est ici que je vis, au dessus du village, au dessus des nuages, sur une colline sacrée recouverte de pins et de chênes séculaires, qui, superbes, résistent à la fureur du mistral, entre sol calcaire et terre argileuse.

Depuis le belvédère ou se hisse une chapelle romane du XII ème siècle, ma colline offre un panorama époustouflant du haut de ses 400 mètres d'altitude : la vue est circulaire, et totalement imprenable.

Ce lieu magique est gardé par une vierge d'or sur champ d'azur, les pieds sur un croissant d'argent, la tête dans les étoiles.

En bas, le village s'étend en croix, avec en son centre, notre église.

Au sud, la mer d'un bleu profond dessine par son golfe, ce que l'on nomme poétiquement : le bec de l'aigle.

Au nord, la chaîne montagneuse de la Sainte Baume, domine à nouveau cette immense plaine, de loin... cette fois.

En toutes saisons, c'est le vert qui règne ici, associé à l'argent des rameaux des oliveraies.

Mais au printemps, et comme sa divine gardienne, ma colline se couvre d'or, envahie par les genêts. ... Et puis, dès la fin des vendanges, c'est tout le vignoble qui s'empourpre et offre alors le spectacle ahurissant de toutes les couleurs de l'automne.

J'aime le parfum enivrant de la lavande, j'aime l'odeur du romarin que je fais glisser lentement dans mes mains pour en humer ensuite mes paumes et en garder l'effluve longtemps encore.
J'aime, même si je m'en défends comme chacun ici, le sifflement du mistral.
Ce vent magistral qui mélange ses origines entre terre et mer et qui vient frapper sans scrupule le silence de ma colline dans une rage effrayante.Il existe aussi juste pour me rappeler, que la sérénité qui règne ici, c'est à son absence seule que je la dois.
J'aime cet endroit, tout simplement parce que c'est là que je suis née et parce que la nature déploie toute l'insolence de sa beauté comme nulle part ailleurs.

C'est la Provence dans toute sa splendeur, ma Provence, depuis mes hauteurs. Mon paradis !

Lorsque je rentre chez moi au lieu-dit ''cambeiron'' qui signifie ''champ de pierres''' en Romain, je m'arrête souvent l'espace d'un instant pour savourer du regard cet endroit magique et m'émerveiller encore et toujours de la chance que j'ai de vivre là, tout là haut... si près des étoiles.

MFG - Le Beausset vieux

 

Neige en Provence

« Dans le silence de la nuit,

La neige tombe sur la Provence.

Ebahie, la lune qui luit

Regarde les flocons qui dansent.

 

La Provence se pare d’un manteau blanc.

Les Provençaux se réveillent…

Au petit matin, surprise, enchantement !

Les Provençaux s’émerveillent... »

 

Poème et photographies de Marie-Paule Leroi-G