L'histoire du Beausset vieux

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Notre dame du Beausset vieux

Il existait à l'origine une vierge en bois sculptée que les Beaussétans apportèrent à l'église ''d'en bas'' en 1506.

Cette statue, un siècle durant, fit des va et vient pour les pèlerinages, depuis l'église paroissiale jusqu'à son lieu d'origine la Chapelle du Beausset Vieux.

Un abbé nommé Audibert eu en 1712, la brillante idée de faire sculpter une réplique de la Sainte Patronne par Louis Olivier élève de l'Atelier Pierre Puget de Toulon.

Ainsi, chaque lieu de culte possédait alors sa propre vierge, jusqu'à ce qu'en 1792, une bande d'illuminés, dans un élan d'exaltation et à travers la débacle révolutionnaire, s'emparèrent de la vierge en bois qui se trouvait dans l'église du village pour la brûler.

Aussitôt et dans un mouvement héroïque, quatre Beaussétans décidèrent de protéger la vierge ''d'en haut'' avant que celle-ci en vint à subir le même triste sort.

L'itinéraire qu'ils empruntèrent dans l'urgence pour éviter qu'un second sacrilège soit commis, se nomme désormais "le pas de la vierge" en mémoire de l'exploit accomplit.

Puis durant plusieurs années, ces mêmes hommes devinrent tour à tour les protecteurs de la protectrice du Beausset ! Ces hommes se nommaient : Joseph Barbaroux dit "Gambarre", Jean Eynaud dit "Farine", Etienne Eynaud dit "Sounaille" et "Victor Marquand dit "Le merle". En 1794 ils passèrent la protection de la statue à deux autres Beaussétans de la rue Pasteur, Claude Richaud le boucher et Dalmas dit "lou gros sàuvur".

Quant aux mécréants qui avaient commis le sacrilège la légende veut qu'ils furent foudroyés dès leur arrivée au seuil du sanctuaire du Beausset Vieux, hormis un repenti.

La statue sauvée, demeura encore cachée durant plus de 50 ans, par ses villageois et fut restituée à son lieu de culte seulement en 1849.

Ci-dessus le point de départ du chemin nommé "le pas de la vierge", qui débute à l'intersection du chemin de Maran et du chemin de Cambeiron, au pied de la borne à incendie. Ce chemin pédestre monte à travers la pinède jusqu'à l'ermitage. Un ange marquait jusqu'en 2002 le point de départ de cet itinéraire, il a malheureusement été volé.