armoirie le beausset
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Il n'y a pas qu'un écrivain provençal pour décrire la Provence,
La Provence pourrait être décrite par tout le monde étant donné que les gens Qui habitent ici sont semblables aux gens qui habitent ailleurs,
Et quand Shakespeare décrit les passions dans ses drames, Il décrit les passions provençales

Jean Giono

beausset traditions provencales

 

 

LE CACHO FIO
ou
LA BUCHE DE NOEL EN PROVENCE

Désèmbre, lou mes de l'Avènt
L'an vai fini, pichot !
Fasès pauso E boutas cacho-fio
Décembre est le mois de l'Avent
L'an va venir petits !
Reposez-vous
Et mettez dans la cheminée la bûche de Noël.

cacho fio buche provençale

Anan pausa cacho-fio
Nous allons pauser la bûche dans le foyer

 

L'origine de la bûche trouve probablement son origine dans les fêtes païennes.

Le soir de Noël, avant le début des festivités, ''l'ancien'' de la famille accompagné du plus jeune portent une grosse bûche de bois d'olivier (ou provenant d'un autre arbre fruitier) et tournent par 3 fois autour de la table (le chiffre 3 symbolisant la Trinité), ils prononcent alors ceci :

Alègre, Diou nous alègre !
Mi bèus enfant, Diou nous alegre
Diou nous faque la graci de vèire l'an que vèn
Se sian pas mai que sieguen pas men
Allégresse, allégresse !
Mes beaux enfants, que Dieu nous réjouisse !
Avec Noël tout bien vient,
Dieu nous fasse la grâce de voir l'an qui vient,
Et, si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins

 

Le dernier couplet de cette litanie est d'ailleurs repris pour clôturer la fête de la saint Eloi du Beausset.

L'énorme bûche est ensuite arrosée de vin cuit et mise dans l'âtre ou elle brûlera jusqu'aux douze coups de minuit.

L'expression cacho-fio ou cacho-fue signifie littéralement ''mettre le feu''.
On éteint ensuite la bûche avec de la cendre, pour la rallumer le lendemain soir et ainsi de suite, de façon à ce qu'elle brûle jusqu'à l'an nouveau.

Il se trouve que cette tradition séculaire serait la représentation symbolique de la transition entre l'année qui s'achève et celle qui va arriver ; entre le passé (l'aïeul) et l'avenir (le benjamin - cagonis).

Cette vieille coutume a d'ailleurs été reprise par les pâtissiers pour apparaître sous la forme du dessert que nous connaissons aujourd'hui.

 

 

 

 

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